La Besnoitiose bovine est une maladie parasitaire qui se transmet par les taons et les stomoxes. Initialement restreinte aux départements pyrénéens au début des années 90, elle s’étend depuis à un nombre croissant de départements. En l’absence de dépistage généralisé, aucune région de France ne peut aujourd’hui prétendre être indemne.

Pas de traitement efficace ; pas de vaccin disponible en Europe. Les cas cliniques surviennent quand le troupeau est déjà très infesté et la maladie risque d’être confondue avec d’autres, même par un vétérinaire (photosensibilisation ou gale par exemple).

Depuis quelques années, nous sensibilisons les éleveurs qui achètent dans les régions jugées les plus à risque.

Mais, très récemment, suite à un contrôle d’introduction fait dans l’Orne, il a été découvert un cheptel infesté situé au sud de Falaise : 1 broutard sur les 10 qu’il avait vendus. Les premières analyses, sur les 30 bovins passés en prophylaxie, ont montré que 17 étaient positifs. Une confirmation par Western-Blot a été validée par l’ANSES.

En l’état actuel, on ne sait pas depuis combien de temps le cheptel est infesté.

Ce cas ayant été découvert un peu par hasard, la question se pose de savoir si d’autres cheptels ne sont pas infestés ailleurs dans le département.

La décision a donc été prise par le GDS de rechercher en systématique la Besnoitiose sur les prises de sang à l’introduction à compter du 01er octobre 2021.

Pour la mise au marais : les marais sont des biotopes favorables aux insectes vecteurs. Il faudrait éviter d’y envoyer des bovins infestés et donc rajouter la sérologie Besnoitiose avant départ.

          Afin de limiter au maximum la contamination intra et inter-troupeaux, on peut prendre les mesures suivantes :

  • séparer les positifs et les négatifs,
  • mettre les positifs dans des parcelles sans voisin immédiat,
  • mettre en fauche les parcelles voisines,
  • installer des pièges à taons (environ 150 € par piège).